L’Histoire et l’Évolution de nos réalités sociales en France depuis 1760.
Au cœur du Paris du XVIIIe siècle, rue des Moulins, une révolution silencieuse éclot sous l’impulsion de l’abbé de l’Épée. Visionnaire et animé d’une profonde compassion, il ouvrit la toute première école pour sourds-muets, transformant sa maison en un refuge d’apprentissage et de communication. Là, le langage des signes devint une clé pour briser les barrières du silence, offrant à ces élèves longtemps marginalisés une voix et une place dans la société.
Bien que cette maison ait disparu en 1876, son héritage brille encore. L’abbé de l’Épée a non seulement ouvert une voie vers l’éducation et l’inclusion, mais il a aussi donné au monde un message intemporel : avec la bienveillance et la persévérance, il est possible de façonner une société plus juste et plus humaine.
Dans le paysage de l’éducation pour les sourds-muets, Ferdinand Berthier se distingue comme une figure emblématique. Professeur à l’Institut National des Jeunes Sourds de Paris (INJS), il a marqué l’histoire de la communauté sourde par son parcours exceptionnel et ses réalisations visionnaires.
Devenu sourd lui-même, Berthier possédait une vision unique et une détermination remarquable. À l’INJS, il a consacré sa carrière à l’éducation et à l’autonomisation des sourds, bâtissant un pont entre le monde du silence et celui de la connaissance.
Berthier ne s’est pas limité à enseigner. Il a fondé 125 écoles pour sourds à travers la France, posant les bases d’une éducation plus accessible. Il a également milité pour l’égalité et l’autonomie de la communauté sourde, obtenant des droits civils essentiels, comme le droit au mariage, ouvrant ainsi la voie à une inclusion plus large.
Son héritage va au-delà des écoles. Il a insufflé un profond sentiment d’identité et de fierté parmi les sourds, encourageant la préservation de la langue des signes et de leur histoire.
Ferdinand Berthier demeure une figure éclatante, dont le dévouement et la vision audacieuse continuent d’inspirer. Son héritage perdure dans les institutions qu’il a fondées, les vies qu’il a transformées et les progrès vers une société plus inclusive.
Huit congrès internationaux des sourds ont eu lieu entre 1878 et 1900, marquant des étapes clés pour la communauté sourde à l’échelle mondiale.
Le premier congrès s’est tenu à Paris en 1878, inaugurant une série d’événements pour favoriser la coopération internationale.
Du 6 au 11 septembre 1880, Milan a accueilli le deuxième Congrès International des Sourds-Muets. Ce congrès, axé sur les méthodes d’enseignement pour les sourds, a pris des mesures restrictives concernant l’utilisation de la Langue des Signes (LS). Les participants ont décidé de privilégier l’enseignement oral au détriment de la Langue des Signes, ce qui a eu un impact profond sur l’éducation des personnes sourdes dans les décennies suivantes.
Paris a organisé à nouveau un congrès en 1889, renforçant son rôle dans le mouvement des sourds.
Chicago a accueilli le cinquième congrès en 1893, avec des discussions sur les droits des sourds.
En 1896, Genève a été le lieu du sixième congrès, abordant les évolutions sociales et politiques des sourds.
Le dernier congrès du XIXe siècle a eu lieu à Paris en 1900, symbolisant une nouvelle ère de coopération internationale.
Du 31 juillet au 6 août 1937, Paris a accueilli le 5ᵉ Congrès international des Sourds, centré sur le thème : « Ni Pitié, Ni Assistance – Les Sourds-Muets Réclament l’Instruction Obligatoire et le Droit de Vivre en Travaillant ». Cet événement a réuni des défenseurs passionnés des droits des sourds, mettant en lumière leur quête d’égalité, d’éducation et d’opportunités professionnelles.
Bien que le métier d’interprète en langue des signes française n’ait pas encore été créé, les discussions se sont déroulées en présence d’une interprète pionnière. Ce congrès a été un moment fondateur où les voix des sourds ont été élevées pour revendiquer leur place au sein de la société et leur droit fondamental à une vie épanouissante et autonome.
Lucien Morel, militant sourd exceptionnel, s’est engagé avec passion pour la reconnaissance de l’identité sourde et pour une éducation équivalente, de la maternelle à l’université. Convaincu que l’éducation était la clé de l’autonomie et de l’inclusion, il a lutté pour briser les barrières et créer des opportunités pour les sourds à chaque étape de leur parcours éducatif.
Sa vision audacieuse et son héritage persistent, inspirant les générations futures dans leur quête d’égalité et de dignité.
Le 2 août 1949, Denis Cordonnier, en tant que Député du Nord, a laissé une empreinte significative avec la loi qui porte son nom. L’article 10 de la loi Cordonnier s’érige comme un pilier pour garantir une instruction équitable pour les sourds-muets. Cependant, malgré cette avancée, la loi reste en quête de perfectionnement.
L’engagement de Denis Cordonnier témoigne de sa volonté inébranlable de poser les fondements d’une éducation inclusive et adaptée, tout en rappelant que le chemin vers l’égalité totale est un voyage constant.
Le 18 septembre à Rome (Italie), la création de la Fédération Mondiale des Sourds (FMS) marque un tournant historique dans la lutte pour les droits des personnes sourdes à l’échelle internationale. Cette initiative trouve ses racines au Congrès International des Sourds-Muets qui a servi de catalyseur à la naissance de la FMS.
Fondée à Rome, la FMS a pour mission de rassembler les communautés sourdes du monde entier, transcendant les frontières géographiques et culturelles. Elle défend les droits à l’éducation, à l’emploi, à la participation politique, et œuvre pour la reconnaissance de la langue des signes comme langue à part entière.
La création de la FMS est un pas majeur pour l’inclusion des personnes sourdes dans la société mondiale, en éliminant les obstacles et en célébrant la diversité linguistique et culturelle. Aujourd’hui, la FMS continue de défendre les droits des sourds à travers le monde.
La Langue des Signes réacquiert progressivement sa place légitime, marquée par un développement accumulé des recherches et des activités qui lui sont consacrées. Cependant, il n’existe pas de législation formelle reconnaissant fidèlement la Langue des Signes Française (LSF).
Bien qu’une Fédération Nationale des sourds, la « Confédération Nationale des Sourds de France (CNSF) », aujourd’hui devenue la FNSF, existe déjà, certaines personnes sourdes, ainsi que des parents d’enfants sourds et d’autres individus engagés dans la défense des droits des personnes sourdes, ne paraissait pas entièrement satisfaits de cette Fédération.
À leurs yeux, cette dernière semblait trop figée dans une posture d’immobilisme face aux revendications.
Claude Marcotte, CODA (Child of Deaf Adults), traduit en Langue des Signes Française (LSF) dans l’émission « C’est la vie » sur Antenne 2, le 10 septembre 1979.
Cet événement historique a marqué une étape importante dans l’intégration de la Langue des Signes à la télévision française, offrant ainsi une meilleure accessibilité à la communauté sourde et mettant en lumière le rôle clé des interprètes en LSF dans les médias.
(remarque : 1/3 image de l’interprète existait déjà à cette époque alors qu’aucune loi, ni la charte de qualité de Janvier 2015 n’imposait..)
Au sein de notre Mouvement Des Sourds de France, nos efforts se concentrent sur les actions suivantes : mener à bien le processus législatif lié à la première proposition de loi visant à officialiser la reconnaissance de la Langue des Signes Française (LSF) et à établir un corps d’interprètes d’état spécialisés en LSF.
Georges HAGE, Député du Nord, a brillé en tant que précurseur en comprenant pleinement l’importance cruciale de la langue des signes française (LSF). Il s’est rapidement engagé à collaborer étroitement avec les éminents membres de notre mouvement, dans le but de trouver les moyens appropriés pour obtenir une reconnaissance officielle de la LSF et établir la profession d’interprète en langue des signes française. Georges a déposé une première proposition de loi en ce sens le 23 avril 1986, malheureusement non adoptée.
Cependant, grâce à la persévérance de Georges HAGE, plusieurs années plus tard, une coalition de députés s’est formée sous son impulsion pour élaborer une proposition de loi visant cette reconnaissance. En 1999, cette initiative a porté ses fruits, ouvrant la voie à son intégration ultérieure dans le cadre législatif, notamment à travers la fameuse loi du 11 février 2005, désormais familière à tous.
L’engagement visionnaire de Georges HAGE et son rôle central dans cette avancée restent des exemples concrets de leadership éclairé et d’actions décisives en faveur de la reconnaissance et de l’intégration de la langue des signes française au sein de notre société.
13 Juin 1985, Georges HAGE, Il a été le seul député à déposer une proposition de loi à l’Assemblée Nationale
Article 1 : La République Française reconnait l’existence et la valeur culturelle de la langue des signes française, langage spécifique des personnes sourdes
Article 2 : L’Etat garantit aux personnes sourdes la possibilité d’utiliser la L.S.F. pour exercer l’ensemble de leurs droits de citoyens.
Article 3 : L’enseignement de la L.S.F. et l’enseignement par la L.S.F. à titre de première langue avec le français écrit et l’oralisme est facultatif et optionnel et de droit, de la maternelle à l’Université.
Marche régionale sous l’égide d’un front commun qui s’appellera « Mouvement Des Sourds »






La naissance de l’association Mouvement Des Sourds (MDS) marque un tournant significatif dans l’histoire des droits et de la reconnaissance des sourds. Fondée avec détermination et passion, cette association incarne l’unité et la voix collective des sourds pour l’égalité, l’éducation et l’inclusion.
Depuis sa création, le MDS œuvre inlassablement pour briser les barrières de communication, promouvoir la langue des signes et défendre les droits fondamentaux des sourds dans tous les aspects de la société.
Cette naissance symbolise un engagement résolu envers un avenir où les sourds sont reconnus, respectés et célébrés pour leurs contributions uniques et précieuses.
Jean KACZMAREK
28/11/1985 – 14/03/1987
Décédé le 15/05/2005
Emma VERNET
Secrétaire Générale MDS
28/11/1985 – 21/10/1989
Secrétaire Générale MDSF
21/10/1989 – 14/04/1994
Décédée le 04/02/2003














1er Février à Paris 1986, une marche historique et nationale a été entrepris en direction de l’hôtel MATIGNON. Plus de 5 000 personnes ont répondu à cet appel. Des millions d’individus ont été sensibilisés à l’insatisfaction des personnes sourdes. Leur revendication majeure était la « RECONNAISSANCE DE LA LSF ».
Par le biais d’autres manifestations, le Mouvement des Sourds a persévéré dans une démarche de sollicitations et de suggestions adressées aux représentants politiques, incluant les Ministres, Secrétaires d’État, Députés, Sénateurs, Conseillers généraux et Maires, dans le cadre d’une démarche de défense de leurs intérêts.
Une circulaire établie entre les Ministères de l’Education Nationale et Affaires Sociales confirme nos revendications.
Résumé de la circulaire du 7 septembre 1987 sur l’organisation pédagogique des établissements accueillant des enfants et adolescents atteints de déficience auditive sévère ou profonde : Cette circulaire, publiée en 1987, vise à moderniser l’approche pédagogique pour les enfants et adolescents sourds. Elle souligne l’importance de la communication pour ces individus, compte tenu de l’évolution des méthodes d’enseignement et du contexte social. Les progrès technologiques et l’évolution des attitudes envers la différence ont conduit à revoir les méthodes d’enseignement et d’organisation.
La communication est un équilibre complexe entre la langue des signes, la
langue parlée et l’écrit. La circulaire encourage l’adoption d’une approche bilingue, combinant la langue des signes et la langue française, tout en valorisant l’apprentissage de la parole. La formation continue des enseignants et des éducateurs est essentielle pour mettre en œuvre ces techniques
variées.
La modernisation de l’organisation pédagogique passe par l’intégration des établissements spécialisés dans le cursus éducatif traditionnel. Les écoles doivent utiliser le vocabulaire standard et s’aligner sur les programmes officiels de l’éducation nationale. L’accent est mis sur l’évaluation régulière des élèves et sur l’importance des études surveillées pour le développement personnel. L’accueil des jeunes sourds avec handicaps associés est également abordé, soulignant la nécessité de leur offrir un soutien spécifique.
Enfin, la circulaire encourage l’ouverture des établissements et la collaboration avec diverses parties prenantes, y compris les parents, les entreprises et les adultes sourds. Elle appelle à des réunions régulières entre les responsables des établissements et les ministères concernés pour résoudre les problèmes et adapter les pratiques pédagogiques.
16 Mai à Paris 1988, le Mouvement Des Sourds de France a adressé une demande à la chaîne A2, aujourd’hui FRANCE 2, afin de promouvoir l’amélioration de la diffusion d’un journal adapté en langue des signes pour les téléspectateurs sourds.
L’établissement du « Journal des Sourds et Malentendants »; a constitué une victoire significative pour nous, marquant le début de notre quête pour assurer le droit à l’information en langue des signes française, avec une fréquence hebdomadaire et la mise en place de sous-titrages. Cependant, ces mesures nous semblent encore insuffisantes.
Nous avons rencontré les représentants de la chaîne A2 pour discuter de cette situation. Notre souhait est d’obtenir une diffusion plus régulière, idéalement quotidienne, plutôt qu’une seule fois par semaine. Lors de cette réunion, les membres de notre mouvement étaient présents au siège de France 2, (de droite à gauche : René BRUNEAU, Emma VERNET, Liliane PRESNE, Claude CANU)
Une étape historique a été franchie au Parlement européen avec l’approbation d’une résolution cruciale en faveur des langues des signes. Cette résolution engage tous les États membres à reconnaître la langue des signes comme une langue officielle pour les sourds. Cet événement marque un pas significatif vers la promotion de l »inclusion et de l »égalité pour les personnes sourdes au sein de l’Union européenne.
La reconnaissance des langues des signes contribue non seulement à la communication effective, mais également à la préservation de l’identité culturelle et linguistique des communautés sourdes à travers l’Europe. Cette résolution incarne l’engagement continu envers la diversité linguistique et les
droits fondamentaux, reflétant ainsi l’esprit d’unité et de respect au cœur de la construction européenne.
Marche régionale organisée par l’Association des Sourds du Centre présidée
par Patrick FOURASTIÉ, le Mouvement des Sourds était présent pour la
Place du Martroi, défilé vers la Préfecture du Loiret
Passage devant la statue de Jeanne d’Arc
Préfecture du Loiret, une délégation y déposa un texte de leurs exigences
De gauche à droite,
Emma VERNET,
Claude CANU,
Patrick FOURASTIÉ, Président de l’ASL
Cathédrale Sainte-Croix d’Orléans,
Discours de Patrick FOURASTIÉ
Article de la presse locale







22 Mars 1989 à Lyon, Marche sur Lyon pour la défense des droits du Sourd organisé par notre administrateur MDS – Délégué régional Rhône-Alpes, Gérard GARCIA avec la participation d’associations lyonnaises.
L’histoire du Mouvement des Sourds (MDS) est une épopée extraordinaire de solidarité et de détermination. Né sous l’égide de cette aspiration commune à l’égalité et à la reconnaissance, le MDS s’est érigé en une force unificatrice inestimable. À travers les années, l’association a évolué et s’est renforcée, embrassant les rêves et les espoirs de la communauté sourde. C’est avec une fierté immense que le MDS a tracé son chemin vers une nouvelle ère, devenant le « Mouvement des Sourds de France (MDSF) »; grâce à une assemblée générale extraordinaire réunissant des délégués venant des quatre coins de la France. Cette transformation n’est pas seulement un changement de nom, c’est un symbole de la maturité et de la détermination du mouvement.
Le Mouvement Des Sourds de France incarne la voix unie d’une communauté qui ne cesse de lutter pour une reconnaissance complète, pour l’accès à l’éducation et à l’égalité des opportunités. Cette évolution reflète l’engagement continu envers un avenir où la langue des signes et l’identité sourde brillent de tout leur éclat, où les barrières sont brisées, et où l’inclusion et la célébration des différences sont érigées en pierres angulaires de la société.





3 Mars à Orléans, les Assises Nationales des associations de Sourds de France ont été un moment clé de rassemblement et de réflexion sur une cause essentielle. Sous le thème central « Pour une reconnaissance urgente de la Langue des Signes Française », ces assises ont été un lieu d’échanges et de détermination. La présence du député du Loiret, Monsieur Eric DOLIGE, a souligné l’importance de la question auprès des responsables politiques.
Les discussions ont mis en lumière la nécessité de valoriser la Langue des Signes Française (LSF) en tant que pilier de la culture et de l’identité sourde. Ces assises ont renforcé les liens entre les associations et jeté les bases d’un avenir où la LSF serait pleinement reconnue et intégrée dans tous les aspects de la société. Le collectif voix des sourds a porté l’espoir d’un changement inclusif pour tous.


Le 17 mars à Cergy-Pontoise (Val d’Oise), une manifestation de soutien à eu lieu devant la Préfecture du Val d’Oise pour défendre le maintien de l’enseignement du bilinguisme à l’école intégrée Danièle Casanova à Argenteuil (Val d’Oise). Cette école, qui propose un enseignement en Langue des Signes Française (LSF) et en français, permet aux élèves sourds de se développer dans un environnement respectueux de leur identité.
Face aux menaces administratives, les manifestants ont exprimé leur volonté de préserver l’accès à une éducation bilingue de qualité, essentielle pour l’avenir des enfants sourds.
Le 26 juin 1990, un événement historique à eu lieu à l’Assemblée Nationale, marquant une étape clé dans la reconnaissance de la Langue des Signes Française et du métier d’ interprète en LSF. Réunissant des délégués du Mouvement des Sourds de France, cette journée a été marquée par leur détermination en faveur de l’égalité linguistique.
Les délégués ont plaidé pour la reconnaissance officielle de cette langue, riche de son histoire et de sa culture, ainsi que pour la valorisation du métier d’ interprète, essentiel à la communication entre sourds et entendants. Cet appel à l’action a jeté les bases d’une société plus inclusive et respectueuse de la diversité.
Le 3 juillet à l’Élysée, un rendez-vous historique à eu lieu avec le secrétaire particulier de François Mitterrand. Quelques jours avant Noël en 1990, l’Assemblée Nationale, sous l’initiative de Laurent Fabius, a adopté une Décision Modificative d’Ordre Social (DMOS) majeure pour les droits des enfants sourds. Cette décision a permis aux familles de choisir librement le mode de communication de leurs enfants, incluant la Langue des Signes Française (LSF).
Elle a marqué un tournant vers une société plus inclusive, respectueuse de la diversité linguistique et culturelle, favorisant l’autodétermination et l’inclusion des sourds dans la société.
19 janvier, L’article 33 de la Loi EVIN mentionne formellement la LSF dans l’éducation des jeunes sourds, établissant le droit à la liberté de choix entre une communication bilingue – Langue des Signes Française et une communication orale. Les parents avaient le droit, à l’avenir, de décider du mode de communication qu’ils souhaitaient pour leur enfant dès le cycle primaire.
Enfin, une VICTOIRE est remportée… Ainsi, le congrès de Milan de 1880 concernant la non-recommandation de la Langue des Signes est annulé.
Les discussions ont été portées sur les défis de l’inclusion des sourds dans l’éducation, le travail et la société. Le MDSF a réaffirmé son rôle de leader pour l’application de ces lois, soulignant l’importance de l’accès à l’éducation bilingue et à la communication. Ce forum a renforcé la collaboration entre les associations pour faire progresser l’égalité des droits et une société plus inclusive.
20 juin à l’Assemblée Nationale (Paris), au côté du Vice-Président, Georges HAGE recevait diverses associations de sourds des plus représentants des 4 pièces de France.
Près de 40 délégués ont participé au débat animé d’interventions fort intéressantes : Sourds, Parents, Enseignants, Responsables d’Établissement, ont échangé leurs points de vue de façon concrète dans des termes clairs et précis.
Cette rencontre permettra aux Parlementaires de se faire nos intermédiaires auprès des instances ministérielles concernées.



Le 8 novembre au Sénat (Paris), une rencontre à eu lieu avec Mme Marie-Claude BEAUDEAU, Sénatrice du Val d’Oise, et son collaborateur. Cet entretien a porté sur des enjeux clés pour la communauté sourde, tels que la reconnaissance des droits des sourds, l’accès à l’éducation bilingue, et la promotion de la Langue des Signes Française (LSF) dans les institutions publiques.
La Sénatrice a exprimé son soutien aux propositions visant à améliorer l’inclusion sociale et professionnelle des sourds, en soulignant l’importance de législations plus inclusives. Cette rencontre a renforcé les liens entre le MDSF et les représentants politiques, ouvrant la voie à des actions concrètes pour l’égalité des droits des sourds.






Place de la Bastille à Paris, une manifestation de soutien à eu lieu en faveur de l’association « Les Sourds en Colère », pour défendre le maintien de la reconnaissance de la Langue des Signes Française (LSF). Rassemblant sourds, familles et militants, l’événement a mis en lumière l’importance de protéger la LSF comme langue officielle, notamment dans l’éducation et les services publics.
Les manifestants ont exigé la reconnaissance et le respect de la LSF en tant que pilier de l’identité et de la culture sourde. Cette mobilisation a renforcé la solidarité entre les associations et souligné la nécessité d’avancées législatives pour garantir l’égalité des droits des sourds.



8 et 9 mai à Pierrelaye (Val d’Oise), le Mouvement des Sourds de France organisait ses 1ers Etats Généraux des Sourds de France en présence de Mme Dominique GILLOT, Députée du Val d’Oise.
À l’issue de 2 journées de réunions et de débats, 21 propositions avaient été strictement retenues et ont été remises à Mme Dominique GILLOT.
30 juin 1998, la diffusion du rapport final, intégrant 115 propositions, a marqué un moment clé. Avec satisfaction, nous avons constaté que 60% de nos idées et recommandations avaient été retenues et intégrées.
Cette reconnaissance renforce notre conviction en l’impact de notre travail pour une société plus inclusive et équitable, répondant aux besoins des sourds. Chaque proposition retenue représente un pas en avant, fruit de notre engagement collectif et de notre dialogue constructif.
Ce rapport, bien plus qu’un aboutissement, symbolise un nouveau départ, inspirant notre détermination à poursuivre la défense des droits et de la dignité des sourds.















27 Février au Parvis des Droits de l’Homme – Paris La 2ᵉ Marche nationale a rassemblé une foule déterminée pour une journée mémorable de mobilisation en faveur des droits des sourds. Partant du Parvis des Droits de l’Homme jusqu’au Ministère des Affaires Sociales, l’événement a retenu de la présence de Mme Dominique GILLOT, Députée du Val d’Oise, autrice du rapport sur le « Droit des Sourds » et ancienne Présidente du CNCPH.
Plus de 3 000 personnes avaient répondu à cet appel, témoignant d’une mobilisation massive et d’une solidarité exemplaire. Les manifestants, unis par leur engagement, ont porté haut et fort leurs revendications, notamment le droit à l’égalité, à l’accès à une éducation adaptée, et à la reconnaissance pleine et entière de leur langue et de leur culture.
Cette marche a illustré l’importance cruciale d’une action collective pour sensibiliser les décideurs et obtenir des avancées concrètes dans les politiques publiques en faveur des sourds.



Lors de la cérémonie à l’Elysée, rencontre et échange avec la Dame de France, Mme Bernadette Chirac.






Le 30 novembre à Paris, une manifestation nationale s’est tenue devant le Ministère de la Culture pour réclamer l’accès équitable à la télévision pour les spectateurs sourds, dénonçant le manque de sous-titrage dans les programmes. Ces citoyens, payant également la redevance audiovisuelle, ont revendiqué leur droit à une information claire et un divertissement inclusif.
Ce rassemblement, porté par l’espoir et la détermination, a souligné l’importance de l’égalité et de la justice pour tous. Les slogans, les langues des signes et les discours vibrants ont rappelé que chaque individu mérite d’être entendu.
Patrick LIGER, président du MDSF, a résumé l’entretien avec le collaborateur du Ministre de la Culture, Renaud DONNEDIEU DE VABRES. Sous l’égide du CAASA, deux associations lyonnaises se sont également manifestées devant France 3 à Lyon pour soutenir cette cause.
Cette année spéciale vise à sensibiliser, éduquer et mobiliser les communautés à travers le continent pour faire en sorte que les personnes handicapées puissent participer pleinement à tous les aspects de la vie.
C’est une occasion de remettre en question les préjugés, de promouvoir l’accessibilité et de créer des opportunités pour que chacun puisse réaliser son potentiel.
En unissant nos forces et en célébrant la diversité, nous travaillons ensemble pour construire un avenir plus inclusif et équitable pour tous.
Le gouvernement a soumis un projet de loi visant à garantir l’égalité des droits et des chances pour les personnes handicapées.
Remplaçant les lois de 1975 et 1987, cette loi renforce l’inclusion, l’accès à l’éducation, à l’emploi et à la vie sociale, posant ainsi les bases d’une société plus équitable et inclusive.
1er mars, la Langue des Signes Française a enfin obtenu une reconnaissance officielle grâce à l’ajout de l’article 32 quinquies par l’amendement n°132 du projet de loi, adopté en première lecture au Sénat.



1er au 3, 8 au 9, 15 juin, à l’Assemblée Nationale (1ère lecture), le Mouvement des Sourds de France a été convoqué pour participer aux débats pendant une période de 6 jours, marquant ainsi une étape clé dans la discussion du projet de loi. Ces sessions ont permis aux représentants des sourds de faire entendre leurs préoccupations et de défendre les intérêts de la communauté sourde.
Le 15 juin, l’Assemblée Nationale a voté le projet de loi, un moment historique pour les droits des sourds en France. Ce vote a donné naissance à ce que l’on appelle la « petite loi », une avancée significative vers la reconnaissance officielle des droits et de la participation des personnes sourdes dans la société.
Du 19 au 22 octobre, au Sénat (2ème lecture), l’article sur la LSF a été modifié défavorablement. Le MDSF et la FNSF ont exigé que le texte d’origine soit restauré, mais il était trop tard pour proposer un amendement.
Patrick Liger, président du MDSF, et d’autres responsables ont rencontré des Sénateurs pour obtenir leur soutien. Après des discussions, un amendement a été accepté par Mme Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’État aux personnes handicapées. Le texte a été voté à l’unanimité, suivant ainsi la LSF. Le MDSF se félicite de cette victoire obtenue dans une parfaite solidarité avec la FNSF et l’UNISDA.
Le passage définitif à l’Assemblée Nationale reste à confirmer, mais la vigilance est de mise !
La LSF a été sauvée grâce à notre mobilisation ainsi qu’à celle de la FNSF, représentée par Patrick Fourastié, et de l’AS du 93, représentée par Alain Patin, qui ont agi ensemble pour empêcher sa suppression.
Après la séance, le sénateur Jean-Pierre Sueur a eu la gentillesse de nous inviter dans la salle d’honneur. Il a réaffirmé son soutien total à nos revendications.
Du 20 au 22 décembre, à l’Assemblée Nationale (2ᵉ lecture), le Mouvement des Sourds de France se félicite de son rôle significatif dans l’obtention de deux grandes victoires.
Cependant, ces réussites ne doivent pas nous détourner de notre engagement. Le Mouvement des Sourds de France, aux côtés de l’UNISDA, continue de s’investir activement dans les concertations législatives et politiques.
Nous restons convaincus que d’autres avancées concrètes se profilent, toujours dans le respect des droits des personnes sourdes et malentendantes.
Cette rencontre symbolisait la reconnaissance officielle des avancées réalisées en matière d’accessibilité et d’égalité des chances pour les personnes sourdes et en situation de handicap. Un moment historique qui a mis en lumière les progrès accomplis et l’engagement continu pour garantir une pleine citoyenneté et la participation des personnes handicapées dans la société.
Conférence National du Handicap au Palais de l’Élysée, Intervention d’Olivier Michaut, Président du Mouvement des Sourds de France.
Le Mouvement des Sourds de France s’engage sans relâche pour défendre les droits des personnes sourdes et promouvoir leur épanouissement au sein de la société. Fort de son histoire et de ses avancées, il lutte pour la reconnaissance de la langue des signes française et l’accès équitable à tous les aspects de la vie.
À travers une action constante, nous poursuivons notre mission de sensibilisation, de plaidoyer et d’inclusion pour garantir l’égalité des chances.
En collaboration avec nos membres et partenaires, nous restons un catalyseur de changement et un promoteur d’une société plus inclusive et équitable.
Notre engagement est porté par la passion et la persévérance, avançant ensemble vers un avenir sans barrières et plus ouvert pour tous.